Le blog de Jérome COLLIGNON

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Essai de la C3 série II de 2011

Voici un essai de la Citroën C3 série II

 

 

Aspect extérieur :

Tournons autour d’elle. Ligne en arche, face arrière douce, face avant un peu sévère et agressive (technologique), petites roues et ligne de caisse moyenne. Peintures de bel aspect. La C3 II est plus belle que son aînée qui ressemblait à une basket sur roues.

 

Installons-nous au volant. Ce qui frappe de prime abord : on est assis haut comme dans un monospace avec une impression d’un grand volume. On se dit qu’on va avoir quelques difficultés pour le stationnement. Il n’en est rien car les porte-à-faux avant et arrière sont très courts. Une fois acclimaté, la prise en mains est facile.

 

A la conduite, véhicule extrêmement confortable, c’est son point fort. Les inégalités de la route sont effacées dans une certaine mollesse qui vaut bien la suspension hydraulique. Véhicule homogène, avec un comportement pataud (dandinement sur les dos d’ânes), on a peur de le maltraiter. Mais tenue de route très sécurisante due au train arrière qu’il est difficile de faire décrocher. Les roues arrières semblent guidées par des rails. Et comme toutes les Citroën, on peut accélérer dans les virages. Sièges avec appuis latéraux fermes, peut-être un peu trop du côté des assises. Bons réglages des sièges possibles pour les sensibles du dos.

 

Volant intéressant car possédant un plat et des coins inférieurs permettant une reprise rapide en virage, de même des renflements sur les branches autorisent une conduite avec deux doigts ou le pouce. Direction très souple à l’arrêt, se durcissant avec la vitesse, parfois légère tendance à dévier sur route inégale car très sensible. On arrive à se mélanger entre les commandes de phares / clignotants et celles du limitateur / régulateur surtout en virages.

 

Bonne visibilité. Les petites lunettes latérales triangulaires arrières sont extrêmement pratiques et très bien situées lorsqu’on sort d’un stationnement. En été, la chaleur grimpe vite et la climatisation est juste suffisante. Ce n'est d'ailleurs qu'un refroidisseur puisqu'il n'y a pas de pré-réglage de température. Préférez le pare-brise normal – il est un peu bas à notre avis - à celui panoramique Visiodrive, sinon gare à la fournaise… De même, j'ai choisi une version sans baguette chromée : en cas d'accident, c'est une pièce de moins à remplacer.

 

Les phares s’éteignent avec la clef de contact. Nous avons trouvé que les codes éclairaient un peu bas en sortie d’usine (faisceau réglé sur zéro sans charge).

 

Très bonne capacité du coffre pour un véhicule de cette catégorie, avec volume standardisé pour des cartons ou des packs d’eau.

 

Moteur 1,4 litres avec des reprises correctes, ce n’est pas un foudre de guerre mais doubler se fait en sécurité. Consommation descendant à 6,5 litres sur autoroute, 7,1 litres en conduite mixte mais il sera difficile de descendre sous les 8,4 litres en ville : pas spécialement économique ! Accepte sans sourciller le E10. J'ai fait dernièrement 900km à 90km/h et ma consommation est descendue à 5,7l, ceci nuançant mon propos.

 

Limitateur de vitesse : optimal. Il est possible de le désactiver en situation d’urgence en enfonçant la pédale d’accélérateur au-delà du cran.

 

Régulateur de vitesse : son fonctionnement est très bien pensé et il faut louer les ingénieurs qui conçoivent ces mécanismes et les étalonnent. La programmation des vitesses est facile, l’accélération se fait avec une progression qui respecte les économies de carburant : au-delà d’un certain pourcentage de pente en montée, le véhicule n’accélère plus et peut rouler à une vitesse très inférieure à celle programmée. A l’approche d’un radar fixe qui limite à 70km/h, on programme 69km/h mais il semble qu’on puisse programmer 70km/h pile, l’aiguille au compteur n’atteignant pas cette vitesse. Par contre attention à la décélération ! Le régulateur n’est ni un frein moteur, ni un ralentisseur déguisé. Préférez un freinage classique, surtout en descente.

 

ABS : parfaitement calibré pour les situations d'urgence.

 

Véhicule extrêmement silencieux, c’est également son autre point fort. Sauf les grognements et hululements des pignons de quatrième et cinquième et le chuintement des pneumatiques, les bruits aérodynamiques sont maîtrisés. Le pignon de marche arrière siffle tellement que l’on craint pour sa longévité.

 

Dans l’ensemble, très bon véhicule silencieux et confortable, une sorte de cocon à vocation familiale et non sportive. Son look rond convient aux femmes, son avant agressif décomplexe les hommes. Je me félicite tous les jours de mon achat.

 

 

Détails agaçants à revoir :

 

Les portières avant comportent en bout supérieur, un téton de caoutchouc qui vient se plaquer contre la caisse. Le conducteur de grande taille qui quitte son siège raccroche ce téton avec son épaule droite et l’éjecte dans la rue. Facile en été de le retrouver et de le repositionner, plus difficile en hiver sous la pluie et à la lueur d’un réverbère. Je l’ai enlevé.

 

Comme sur les Ami 8, les caoutchoucs extérieurs de vitre accueillent toutes les feuilles d'arbre et autres pistils et ce n'est pas très facile à nettoyer. Les insectes ont un accès trop facile. Il n’est pas rare d’avoir une mouche ou une toile d’araignée à bord…

 

La surface balayée par le petit balai d’essuie-glaces côté passager se superpose à la surface couverte par l’essuie glace côté conducteur. Il s’ensuit une coulure d’eau qui tombe devant le champ de vision et sèche en laissant une trace gênante (nécessite trois ou quatre passages pour éclaircir le tout). Ce désagrément disparaît en utilisant un liquide d’essuie glace bon marché et plus alcoolisé.

 

Les appuis têtes très plats des sièges conducteur et passager ne sont pas inclinables vers l’avant. Quid de leur utilité ?

 

En cas de fortes pluies, l’eau s’accumule au creux du rétroviseur extérieur gauche et fait des remous qui masquent la vue arrière. Ce point n’a pas été vu en usine. Dommage…

 

 

Le levier de boite de vitesses doit dater des années 20 : course importante et bruit d’enclenchement rustique. Passer sportivement la troisième est impossible, le ressort de rappel bloque le passage.

 

La tablette arrière sautille sur ses supports mais le bruit reste toutefois discret. Quelques scotchs devraient en venir à bout. En été, le caoutchouc d’étanchéité de coffre adhère à la tôle et la porte de coffre refuse de s’ouvrir du premier coup. Attention au ripage douloureux des doigts.

 

Economie, souhait d'un meilleur rapport poids puissance consommation ou pingrerie ? Cette C3 n'est pas équipée de roue de secours mais d'un kit réparation, contenant, il est vrai, un gonfleur électrique qui se branche sur l'allume-cigare et est assez efficace. Evidemment lorsque vous crevez, il faut changer les deux pneus : coût de l'opération = 200 euros + 50 euros car j'ai souhaité récupérer l'autre pneu presque neuf !

 

Enfin comme sur les véhicules modernes (Renault Clio…), l’alternateur ou la batterie ont été sous dimensionnées. Allumer ensemble les phares, la ventilation ou la climatisation et écouter un CD sont mal supportés. La voiture démarre difficilement, au ralenti le régime moteur ondule (ceci témoigne d’un souci électrique), à froid elle cale et un redémarrage trop hâtif prive d’assistance de direction. Dix kilomètres à 100km/h et tout rentre dans l’ordre. Agaçant.

 

La meilleure piste d'essais : le Mont Ventoux (alt : 1912m).

 



02/04/2012
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