Le blog de Jérome COLLIGNON

Le blog de Jérome COLLIGNON

Sites Internet

Mes aventures "sérieuses" avec internet commencent en 2002...

 

Un site d'actrice :

En août de cette année-là, je vois diffuser la série L’Eté Rouge. A l’écran apparait un visage fin, des yeux noirs pétillants, une chevelure en bataille, le verbe haut : c’est Val interprétée par l’actrice Agathe de la Boulaye.

 

Photo reproduite avec l'autorisation de TF1

 

Ma pratique du théâtre me fait comprendre son potentiel et son sous-emploi dans le rôle. Sur Internet, rien sur sa carrière. Je songe que, moderne et pétillante, Agathe de la Boulaye mérite un site officiel. Je tente une folie : lui écrire via son agent. Le mardi 12 novembre 2002, un numéro inconnu s’affiche sur mon portable :

-          Allô, Jérome ? C’est Agathe. Vous m’avez écrit.

 

Nous nous rencontrons à Paris le vendredi suivant. Dans l’ambiance feutrée d’un bar rue de Rivoli, j’abaisse mon journal. Elle vient d’arriver discrètement, emmitouflée dans une écharpe blanche. L’interview durera deux heures au cours desquelles je la verrai réinterpréter plusieurs de ses rôles en quelques minutes dans une prestation éblouissante. Son talent, décelé à l’écran, est immense dans la vraie vie. Je décide de tout mettre en œuvre afin que son site officiel voie le jour. Agathe veut en faire une carte de visite professionnelle et non pas un site people.

 

L’année 2003 se passe à collecter photos et article de presse. Début 2004, je fais la connaissance de Sabine, traductrice free lance, qui possède les compétences informatiques pour m’aider dans ce projet et qui voue une même passion pour l’artiste. Nous rencontrerons Agathe deux fois. D’abord chez elle le 13 mai 2004 (une photo privée témoigne de cette visite que je ne puis publier ici), Agathe nous invite très gentiment à déjeuner. Puis chez son agent pour les retouches le 26 octobre 2004. Le soir même elle sera interviewée par Michel Denisot sur le plateau du grand journal de Canal+.

 

En novembre 2004, le site est né. J’apparais en tant qu’auteur, ayant déterminé l’ordonnancement et rédigé de nombreux pitchs de films, de textes de présentation. Agathe a supervisé l’esthétique et apporté des corrections, fourni des dossiers de presse, des photos de son book et Sabine (avec l’aide de Thierry Fouche) a eu la rude tâche de tout mettre en ligne et sera désormais la webmaster. Pour cela, nous achetons l’adresse www.agathedelaboulaye.com. Pendant cinq ans, Sabine poursuit la mise à jour du site.

 

En 2009, Agathe reprend cette adresse à son compte. Notre site, qui bien qu’exhaustif restait un site d’amateurs, disparait. Aujourd'hui l'artiste mène sa vie de jeune maman dans la discrétion. Voici la page d’accueil ce que l’on pouvait voir "à notre époque" (merci Sabine) :

 

 

S’il ne reste rien hélas de notre aventure sur Internet, je garde en mémoire plusieurs contacts passionnants avec des rédactrices en chef de revues nationales, des services photos de chaîne de télévision, des photographes connus, la complicité nouée avec Sabine et la rencontre privilégiée d’Agathe, actrice sensible. Mes sites prennent ici aussi leurs racines.

 

NB : ce que l’on sait moins, le véritable patronyme d’Agathe est « Lefebvre de la Boulaye », une illustre lignée d’artistes et de diplomates français, souvent ambassadeurs de France aux Etats-Unis. Mes recherches généalogiques m’ont conduit à Edouard René Lefebvre de la Boulaye (1811-1883). Auteur de nombreux ouvrages dans un français exquis (dont je vous recommande la lecture car elle vous réconcilie avec l'humanité), sous le pseudonyme du Docteur René Lefebvre, il publie Les Contes bleus (1863) et sous le nom d’Edouard Laboulaye le "Prince Caniche" (1868) ainsi que différents ouvrages de référence sur les USA dont "Paris en Amérique" (1863) où il relate un voyage imaginaire au pays de l’Oncle Sam et compare l'Ancien au Nouveau Monde. Confronté à un apothicaire qui vantant le bon goût français invente le prolongement des boulevards haussmanniens jusqu’à Bayonne, Dunkerque, Brest et Nice, flanqués de statues monumentales, l’auteur lui répond qu’il revient d’un pays - les USA - où l’on élève les hommes au lieu de remuer des pierres et de bâtir des monuments :  « des colonnes, des arc de triomphe, des statues forment à l’horizon de belles perspectives mais il y a une chose de plus beau, de plus grand, qui éclaire les rues et fait du plus sombre réduit un palais : c’est la liberté ».

Une maquette dans une rue au coeur de Manhattan

 

L’idée conduira au projet… de la statue de la Liberté dont il lancera la souscription en 1875 et que MM Bartholdi et Eiffel se chargèrent de construire. La Boulaye, en homme moderne, savait qu'on ne peut pas changer les mentalités ("les Français arrivent tard à tout, mais enfin ils arrivent", écrivait Voltaire cent ans plus tôt). Le film "Benjamin Gates Le livre des Secrets" rend expressément hommage à cet humaniste. Et c’est un autre Lefebvre de la Boulaye, ambassadeur de France, qui accueillit André Citroën lors de sa visite officielle aux USA en octobre 1931...

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Photographies Emilie Reynaud tous droits réservés

 

Le site Traction-avant.com :

La création de la Guilde Mondiale des Tractionnistes (que j'ai racontée ) s'accompagne de la création d'un site dont l'adresse est gérée jusqu'en 2005 par Eric Hierro, professionnel du web et gestionnaire du désormais célèbre site http://www.auto-collection.org

 

Eric, grand tractionniste, par sa discrétion, son efficacité, devient vite un ami. Le site http://www.traction-avant.com/indexFR.html souhaitant s'étoffer d'une cote officielle et diverses autres informations pour les passionnés, je propose mon aide. Je participe à la liste des ouvrages connus sur la Traction, à la cote officielle. Je rédige un texte historique sur la Citroën 7. Lors de mon éviction en 2005, ma présence est effacée, ne subsiste plus qu'une photo que j'ai fournie pour alimenter la galerie des horreurs : le caberlinaulet. Le site GMT inaugure ma première parution sur le net (je dirais courant 2003), celui d'Agathe de la Boulaye ayant été conçu et rédigé en premier mais mis en ligne plus tard.

 

Le caberlinaulet ou berlinocoupé, une association (de goût ?) entre un cabriolet et un arrière de berline.

Pris lors du 7ème raid Suisse Paris le 22 août 1997. Au droite, la photo floue du tableau de bord.

 

Le site des Tractions 1934-1935 :

La rencontre avec Guy LOOS marque un grand moment. Nous faisons connaissance grâce à sa 7S qu'il souhaite restaurer conformément à la nomenclature Citroën. Appréciant ses qualités humaines, sa précision, sa modernité, je lui indique du mieux possible les démarches souhaitables. Nous comparons les différences avec ma 11AL plus jeune d'un mois et demi. De fil en aiguille, lui vient l'idée d'un site dédié aux millésimes 1934-1935 à malles borgnes : nous sommes tombés d'accord, ce sont les plus belles avec leurs formes voluptueuses et leur rareté n'est pas conférée par un accessoire démontable mais par un détail de structure qui les différencie au premier coup d'oeil.

Site_GuyLOOS.jpg

Page d'accueil de notre site

 

L'arrière de ma 11AL ne comporte pas de malle ouvrante. En bleu, ci-dessus une indication des rondeurs spécifiques à ces modèles, arrondis qui s'atténuent avec l'ouverture de la malle fin 1935.

 

Le site nait en octobre 2003. Ce n'est pas le fruit du hasard. Nous lançons www.tractionavant1934.com exactement 70 ans après le dépôt du brevet de la monocoque qui est la première date officielle de l'histoire de la Traction Avant. Qui mieux qu'Eric Hierro pour en assurer la gestion ? Citée dans la presse (Citropassion notamment), notre oeuvre grandit. Fin 2006, je vends ma 11AL 1934. Avec Guy nous nous éloignons quelque peu. Un plantage d'ordinateur disloque de nombreux articles. Lassé des mises en pages fastidieuses, Guy ne met plus à jour ce site qui reste dans son état de 2008... jusqu'à novembre 2017, date à laquelle il disparait de la Toile après avoir approché tout de même les 100.000 visites en 14 ans. En exclusivité pour vous, voici le dernier éditorial que j'ai rédigé mais qui n'est jamais paru :

 

"Editorial 2010

Après une année 2009 riche en événements et rencontres, les Traction Avant 7, 11, 22 millésimes 1934 et 1935 reprennent la route au service de la Science et du Progrès.

 

Pourquoi nous passionnent-elles ? C’est assez simple. Anciennes, elles nous étonnent par leur capacité de résistance et nous émeuvent comme témoins d’une Histoire révolue mais encore palpable. Elles comportent des pièces fines et élégantes, subtil équilibre entre la production en série et l’art décoratif. Dénicher ces pièces fait battre nos cœurs de chercheurs d’or. Les restaurer ou les fabriquer nous plongent au cœur de leur fonctionnement et par-delà nous font comprendre certains choix. Les voir prendre vie nous donne la joie d’en être à nouveau créateur. Rares sur la route, à leur volant nous avons la sensation de passer un moment privilégié, le chemin ayant plus d’attrait.

 

Les promouvoir, c’est promouvoir leur beauté, leur accessibilité, leur différence.

 

En regardant vers l’avenir, André Citroën, généreux et exigeant, voyait en elles l’aboutissement de quinze années d’efforts de sa marque. Se doutait-il que son message humaniste serait prolongé par des passionnés trois quart de siècle plus tard ?

 

Bonne visite et bonne route !

Guy LOOS et Jérome COLLIGNON "

 

Dès novembre 2017, de nombreux articles de ce site vont donc être progressivement rapatriés sur le présent blog.

 

Le Mildiou, webzine culturel :

Début 2006, je rejoins la jeune équipe bénévole du Mildiou, un tout nouveau web magazine consacré aux événements culturels dans ma ville. En tant que chroniqueur dans l'équipe Art, je rédige de nombreux reportages sur des expositions ou happenings (avec une prédilection pour l'art contemporain) qui se déroulent au FRAC, au musée des Beaux Arts, dans des galeries privées ou au musée de l'Automobile sur des thématiques telles que l'esthétisme ou le travail des carrossiers. Le site prenant de l'ampleur devient chronophage et je suis contraint avec ma compagne d'alors de ralentir le rythme puis d'abandonner au bout de 18 mois. Les créatrices du site, étudiantes à l'époque, se lançant quelques années plus tard dans la vie active, signent l'arrêt définitif du Mildiou qui a aujourd'hui totalement disparu (ne susbistent que quelques traces sur le net).

 

Seul témoignage : une photo d'écran 17 pouces ! A droite, exemple d'une exposition (la moins bizarre visitée...)

 

Un site perso éphémère :

Début 2010, je décide d'ouvrir un site plus personnel sur le modèle de celui d'Agathe au nom de www.jeromecollignon.com. Là encore, je fais appel à Eric Hierro pour la gestion. Ce site contient des textes sur la Traction (notamment une série intitulée Le Pitroën) et sur le théâtre. Difficile à mettre en ligne avec Dreamweaver, je le clôture au bout de deux ans après environ 1800 visites au total.

 

Pour mémoire, photos 1 et 2 de la page d'accueil. A droite, Manhattan depuis l'Empire State pris en juillet 2010. A gauche il s'agit d'une photo de Sabine citée plus haut (en clin d'oeil !).

 

Un blog bien connu :

Grâce à la plateforme "blog4ever" j'opte en février 2012 pour la formule actuelle, simple et pratique avec accès via www.jeromecollignon.com. On y retrouve le Pitroën. Ce blog trouve une belle audience  : près de 90.000 visites en 6 ans (soit plus du double). Je vous remercie de le faire connaître et en contrepartie, je vais m'efforcer d'y faire paraître toutes sortes de choses intéressantes.

 

Blog page d'accueil.jpg
 

A suivre...



01/05/2012
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